Dans un quartier pauvre de Philadelphie, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) est un garçon un peu
étrange, qui, pour survivre, joue les usuriers pour un patron un peu louche. Il est également
amoureux d'Adrian (Talia Shire), la timide vendeuse de l'animalerie de sa rue. Boxeur amateur,
Rocky fréquente à ses moments perdus le club de Mickey (Burgess Meredith) qui a autrefois cru
en lui, mais le prend aujourd'hui pour un tocard. La chance va pourtant lui sourire lorsque le
champion du monde Appolo Creed (Carl Weathers), annonce son intention d'affronter un boxeur
amateur pour son prochain combat. Il va choisir Rocky, à cause de son surnom médiatique : « l'
Etalon italien ».
Accomplissement du rêve de Sylvester Stallone qui a imaginé l'histoire et écrit le scénario,
Rocky propulsa dès sa sortie le comédien au rang d'icône américaine. Ne bénéficiant pourtant
que d'un très maigre budget, le film réalisé par John G. Avildsen est une réussite totale,
grâce notamment à l'interprétation impressionnante de Sylvester Stallone. Ce dernier réalisera
en 1979 Rocky II, La revanche, toujours avec la même équipe d'acteurs et la même émotion à
fleur de peau. Le troisième épisode intitulé L'Oeil du tigre, qu'il signe en 1982 se révèle
plus dispensable, tout comme Rocky IV de 1985, dont l'atmosphère clinquante se situe aux
antipodes du premier épisode (néanmoins, Rocky IV sera le plus grand succès de la série). Cinq
ans plus tard, John G. Avildsen mettra en scène le dernier volet de la saga, malheureusement
dispensable.
Le coffret collector couleur sépia affichant de nombreuses images de la saga, présente cinq CD
(un film par épisode), dont le premier recèle également l'intégralité des bonus. Rocky I, le
meilleur de la série, a été judicieusement remastérisé et offre une piste en 5.1 en français et
en anglais. Au menu des suppléments, on savoure l'interview exclusive de 30 minutes d'un
Sylvester Stallone très ému, puis le commentaire audio du réalisateur et de l'équipe du film,
hélas en VO (le reste des bonus est en VOST). John G. Avildsen dévoile également des essais de
combats entre Sylvester Stallone et Carl Weathers, filmés avant le tournage. On apprécie
également les deux excellents hommages posthumes, l'un à Burgess Meredith, l'autre au chef
opérateur James Crabe, ainsi que les nombreuses bandes-annonces d'époque. Un livret de notes de
production assez instructif (16 pages) accompagne l'ensemble et permet d'apprendre que l'
immense Frank Capra lui-même avait déclaré que Rocky était un film qu'il aurait aimé réaliser.
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