Au XXIVe siècle, la Terre est dirigée par la puissante Fédération, qui maintient l’ordre et la sécurité sur la planète. Johnny Rico (Casper Van Dien) décide d'effectuer son service militaire contre l'avis de ses parents afin de trouver définitivement grâce aux yeux de sa fiancée Carmen Ibanez (Denise Richards). Indispensable ou non selon les stratifications sociales (les plus riches en sont dispensés) afin de déterminer les capacités de chaque nouvelle génération à détenir des postes plus ou moins importants dans l’avenir, ce volontariat est aussi le ferment d'une société qui procède de la loi du plus fort. C'est le moment que choisissent de redoutables insectes géants appelés Arachnides, un peuple venant d’une galaxie lointaine, pour déclarer la guerre aux Terriens…
Paru en France début 1998, Starship Troopers est le dernier volet de la trilogie futuriste réalisée par le cinéaste hollandais Paul Verhoeven, entamée avec Robocop puis Total Recall. Réputé pour ses films sulfureux et relativement violents, le réalisateur a complètement pris au dépourvu la critique avec cette œuvre ambiguë, qui fut même qualifiée de nazie. Pourtant, il est évident que les intentions de Paul Verhoeven étaient de dénoncer une certaine image de l’Amérique, qui aurait selon lui tendance à se diriger vers le système totalitaire décrit dans le film. Avec un parti-pris visuel qui fait référence au cinéma de science-fiction des années 50/60, cette œuvre ludique et inspirée qui doit être appréhendée au second degré, possède une originalité et une personnalité indéniables.
Preuve à l'appui, ce formidable commentaire audio où le réalisateur et le scénariste Edward Neumeier s'en donnent à cœur joie, ne cachant pas les orientations politiques du film tout en assumant pleinement son bestiaire fasciste histoire de tordre définitivement le cou à cette « Pax Americana » dont il est finalement question ici.
Ce témoignage, d'une valeur inestimable, se pose dès lors en opposition totale de l'exercice de style ultra marketé et codifié qu'est devenu, entre les mains des éditeurs vidéos, ce supplément estampillé « commentaire audio ». Peut-être le doit-on à sa date d'enregistrement, quand le DVD n'en était qu'à ses balbutiements et où une certaine forme de liberté était encore possible.
De toute évidence cette réédition est un must ne serait-ce que pour le confort minimale de visionner le film d'une traite sans se lever (chose que la première édition ne permettait pas) ainsi que pour la qualité de l'image (en 16/9 provenant d'un master presque impeccable) et du son proposée.
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